APPELS AUX LECTEURS CONTEMPORAINS


Le sujet MARAT requiert toujours vos réactions à diverses interrogations.

Merci pour vos réponses aux questions suivantes.

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ANGLETERRE

* Une question avec une réponse de M. David Valls-Gabaud


Question: Un compte rendu des Chains of Slavery

de Jean-Paul Marat reste introuvable.

Il a paru en 1774 dans The Critical Review, XXXVII,

pp. 366-371.

Un chercheur porrait-il aider à en obtenir

une photocopie?

Réponse: M. David Valls-Gabaud a fait cette

recherche et nous envoie en pdf ce précieux

compte rendu des Chains of Slavery.

Sa démarche constitue un grand encouragement

à la poursuite de nos travaux sur Marat.






Pour accéder à cette photocopie, cliquez sur le

document à droite.
















ANGLETERRE - ECOSSE : Une question sans réponse


Question: La seconde édition en français (revue et augmentée) du livre de William Buchan, Médecine domestique, ou Traité complet des moyens de se conserver en santé, de guérir & de prévenir les maladies par le régime & les remèdes simples est faite par G.D. Duplanil, médecin ordinaire du comte d’Artois en 1779. Ne serait-ce pas Marat qui aurait fait la toute première traduction française ? Buchan est un de ses parrains à l’Université Sint Andrew.


FRANCE

BORDEAUX : * Une question avec une réponse de M. Keith Baker


Question: Pour la majorité des historiens et biographes, quand Jean-Paul Marat quitte Neuchâtel, il se rend à Bordeaux pour une fonction de précepteur auprès des enfants de Pierre-Paul Nairac, commerçant en gros et raffineur en sucre puis très impliqué dans la traite des Noirs. Le contact avec les Mara se serait fait à l’instigation de sa seconde épouse, Jeanne-Barbe Welter, d’origine suisse. Une des sources de cette information peut provenir d’un des exemplaires du Mémoire de Marat Eloge de Montesquieu,sur lequel figure la note: «Marat était resté 2 ans à Bordeaux. Il avait, dit-on, été précepteur des enfants de M. Nairac. A-t-on des renseignements plus précis?


Réponse: M. Keith Baker attire notre attention sur un document, transmis par les Archives de Bordeaux qui indique que, dans cette branche-là de la famille Nairac, l’aîné des 3 enfants est né en 1761, soit deux ans après que Marat ait quitté Neuchâtel !

La fonction de «précepteur» semble donc inadéquate.


PARIS : * Une question avec une réponse de M. Ghislain Smet


Question: Aucun contact épistolaire de Marat avec les députés patriotes des Etats-Généraux (contacts dont il parle dans son Journal) n’est passé à la postérité. Quelqu’un aurait-il une information sur ce sujet ?


Réponse: Monsieur Ghislain Smet de Bruxelles signale une lettre, de la main de Marat, cachetée de cire rouge et adressée, au siège de l’Assemblée nationale, à Jean-Louis d’Emery, député des Etats-Généraux. Elle est datée d’août 1790. En voici le texte:


Marat attend du zèle de Monsieur d’Emery

qu’il deployera ce soir son eloquence, pour obtenir

que les droits de l’homme et le principe consacré de la

liberté de la presse, indignement violeés a son egard par le Comité

de police de Paris soient maintenus, la conduite

du Comité improuvée, les papiers enleves despotiquement

rendus et le plaignant, mis sous la sauvegarde de l’assemblee

nationale, de meme pour que le plaignant soit entendu

et la lecture de la lettre qu’il a ecrite a M. le President

demandee.

Il se flatte que Monsieur d’Emery engagera M. le Comte

de Mirabeau à le juger come il l’a promis.


En note, M. Smet ajoute que le député d’Emery et Mirabeau seront rapidement considérés par Marat comme des opposants à la Révolution, le premier se discréditera totalement en proposant un décret contre la garnison de Nancy (voir ce rappel dans L’Ami du Peuple n° 325 du 30 décembre 1790). Il pense que cette lettre a donc déjà le ton d’une provocation pour forcer à appliquer ce que l’on dit, mais que l’on ne fait pas.



PARIS : * Une question de lectrice avec une réponse de Charlotte Goëtz-Nothomb


Question: Je me permets de solliciter votre aide à propos de François Elie Guiraut auquel je m’intéresse pour des motifs généalogiques. Il existe un rapport entre lui et Marat, car il a prononcé son éloge funèbre, Oraison funèbre de Marat, l’Ami du Peuple, Prononcée par le citoyen F.E. Guiraut, membre de la Commune du 10 août et de la Société des Jacobins, dans la Section du Contrat social, devant la Convention, les Autorités constituées, les Sections, les Sociétés patriotiques… 9 août 1793 - Imprimerie des 86 dép. et de la Société des Jacobins); in-8, 12 p. cart. Il semble avoir été membre de la Commune du 10 août. Savez-vous si des liens particuliers motivaient que François Elie Guiraut prononce cette oraison ? J’ai admiré votre site et ai appris beaucoup. C’est formidable quand on cherche des précisions de trouver un site comme celui-là ! Merci Internet, mais félicitations aux créateurs de sites!

                                                                                           Signé: Laurence Hautin-Guiraut


Réponse de Charlotte Goëtz-Nothomb:

L’éloge funèbre de votre ancêtre après l’assassinat de Marat (cfrt références en notes) est un des plus documentés. Il est aussi émouvant, ce qui prouve qu’il appréciait l’Ami du peuple. Celui-ci étant devenu député à la Convention, Guiraut devait l’y rencontrer régulièrement mais j’ignore s’ils avaient, par ailleurs, une relation plus privée. Il ne faut jamais oublier que la vie de Marat, en 1792-1793, est aussi chargée que difficile. Il a beaucoup d’ennemis politiques et sa santé est fragile - je suis sûre maintenant qu’il souffre de troubles inflammatoires héréditaires récurrents (son père en est mort). Il a aussi de sérieux ennuis financiers, dont le soulagera le mieux possible sa femme et collaboratrice Simonne Evrard (voir les articles la concernant sur ce site).


Dans une publication de l’Université de Saint-Etienne, intitulée L’Année 1793, et datée de 1993, il est beaucoup question de François Elie Guiraut, en liaison avec son journal intitulé Le Logotachigraphe. En mai 1793, la Convention a déplacé le lieu de ses réunions aux Tuileries, et les journalistes et publicistes sont unanimes à critiquer ce nouveau local, où le peuple et eux-mêmes sont relégués dans des locaux où on voit et entend mal et où il fait étouffant:

«La confusion acoustique déclenche la colère du rédacteur du journal Le Logotachigraphe. En effet, cet homme qui est aussi président du comité révolutionnaire, avait inventé ce procédé de logotachigraphie qui avait été accueillie d’abord avec le plus grand intérêt, au point qu’une tribune spéciale avait auparavant été construite pour exercer ce procédé permettant en quelque sorte d’enregistrer tout ce qui se disait en séance. […] Mais dans le nouveau lieu de réunion, rien de pareil, aussi F.E. Guiraut a-t-il décidé de suspendre son Logotachigraphe, terminant son message par: «Pauvres patriotes, prenez patience.»


Note: Références des écrits de votre aïeul sur le net

-Observations sur le mode de scrutin suivi d’un Tableau scrutateur (11 pages), par F.E. Guiraut, citoyen de Bordeaux, auteur du Secrétariat national et du Tableau d’appel nominal, éditeur: Demonville, 1791

-Tableau scrutateur, par F.E Guiraut - 4 éditions en 1791

-Pétition de la Section du Contrat Social, rédigée et présentée à la barre de la Convention par le citoyen F.E. Guiraut, à la tête d’une députation [sur la mort de Marat] - 2 éditions en 1793

-Oraison funèbre de Marat, prononcée par le citoyen F.E Guiraut, devant la Convention nationale - 2 éditions en 1793 - une édition en 1967

-Le Logotachigraphe. Journal de la Convention nationale de France. Par le citoyen F.E Guiraut, et d’après ses procédésune circulaire annonçant la suspension du journal - 2 éditions en français et anglais

-Le Logotachigraphe + une circulaire annonçant la suspension du journal - 2 éditions en français et anglais

-Guiraut au calomniateur Chéry, membre du Comité de surveillance, et à ses co-dénonciateurs Balardelle, Paly, Robert Gentil et Potet - une édition en 1793


Un événement encore donne une mesure de la relation entre Guiraut et Marat. Le 14 juillet 1793, au lendemain de l’assassinat, c’est F.E. Guiraut, porte-parole de la Section du Contrat Social qui demande au peintre Jacques-Louis David d’immortaliser Marat: «O crime! une main parricide nous a ravi le plus intrépide défenseur du peuple. Il s’est constamment sacrifié pour la liberté. Voilà son forfait. […] Où es-tu David? Tu as transmis à la postérité l’image de Lepeletier, mourant pour la Patrie, il te reste un tableau à faire!»

David accepta cet hommage et fut aussi chargé de la mise en scène des funérailles de Marat.

Le chef-d’oeuvre original de David qu’il garda près de lui jusqu’à sa propre mort a été légué aux Musées Royaux des Beaux-Arts, à Bruxelles. La formule de Guiraut: «Où es-tu David? […] Il te reste un tableau à faire.» est passée à la postérité.


FRANCE

PARIS

Une question sans réponse


Question: Qui pourrait nous transmettre des photocopies des documents concernant Marat qui se trouvent dans les «Pochettes» de l’Académie des Sciences de Paris ?


FRANCE

ROUEN

Une question sans réponse et qui intéresse oarticulièrement de nombreux lecteurs


Question: pourrait-on obtenir une copie du Mémoire que Marat envoie à l’Académie de Rouen, sous le pseudonyme du Docteur Tomacereau de Versailles, pour un concours surLes moyens de porter L’Encyclopédie au plus haut niveau de perfection” (prix remporté par l’avocat Marcel de Cetray) ?


ITALIE

FLORENCE

Une question sans réponse


Question: Marat a transmis ses Découvertes sur le Feu, l’Electricité et la Lumière au secrétaire de l’Académie Georgofili de Florence, le 15 juin 1779. Celui-ci a montré ce travail au docteur Antonio Durazzini qui lui a conseillé de le transmettre à leur collègue Carlo Alfonso Guadagni, dans le but de replicare tutti gli esperimenti. Un chercheur pourrait-il savoir s’il y a une trace de ces expérimentations et un avis les concernant dans les procès-verbaux de cette Académie ?


ITALIE

SARDAIGNE

CAGLIARI - SASSARI

Une question avec un début de réponse


Question: Le père de Jean-Paul Marat (et de ses 8 frères et sœurs), Juan Salvador Mara, est né et a été baptisé en 1704 à la paroisse de La Marina à Cagliari en Sardaigne.

Ses parents sont Antonio Mara et Miliana Trogu [Lothis], ils se sont mariés en 1699.

D’autres informations sur cette famille Mara, pourraient-elles être découvertes ? On sait que le grand-père paternel, lui, est originaire de Sassari.


Réponse : Une correspondance a débuté entre POLENORDGROUP et une branche des Mara de Sardaigne, dont des aïeux se souviennent d’un prêtre ayant connu des difficultés avec sa hiérarchie (à suivre).


RUSSIE

Une question très importante sur David Mara (De Boudry)

avec deux débuts de réponse de Vladislav Rjeoutski et de Charlotte Goëtz-Nothomb


Question: Le 24 mars 1794, David Mara (De Boudry), frère de Jean-Paul Marat, a une première fille, Marie. La mère est Maria Timofeieva, fille du capitaine Labkov. Le 29 août 1802, il a une seconde fille, Olympiade, dont la mère est Anna Semenova, fille du traducteur de langues orientales Kilimtchin. Quand cette seconde famille s’installe à Saint-Pétersbourg, chez les Mirkovitch, Marie en fait partie. POLENORDGROUP recherche de tout document en provenance de la Russie, concernant David Mara (De Boudry) et ses deux filles, Marie et Olympiade. Nous savons qu’Olympiade a suivi, à partir de 1817, des études à l’Institut Sainte-Catherine, où professait son père. Ensuite, quel fut le destin des deux femmes: lieux de séjours, professions, mariages, descendance… ?  Des documents, livres, manuscrits… appartenant à David De Boudry ont-ils été légués à l’une ou l’autre institution?


Réponse 

En 2011, un article, rédigé par Charlotte Goëtz-Nothomb, est repris dans «Les Français en Russie au siècle des Lumières - Dictionnaire des Français, Suisses, Wallons et autres francophones en Russie de Pierre le Grand à Paul Ier». Edition sous la direction de Anne Mezin et de Vladislav Rjeoutski,

© Centre international d’études du XVIIIe siècle, Ferney-Voltaire, tome II, pp. 569-570.

En 2013, cet article est publié dans Le Précepteur francophone en Europe - XVIIe-XIXe siècles sous la direction de Vladislav Rjeoutski et Alexandre Tchoudinov.

Paris: L’Harmattan, collection Educations et sociétés, dirigée par Louis Marmoz, Chapitre 7, pp. 373-389. Titre de l’article: De précepteur privé à professeur en titre à Tsarskoïé Selo:

Le parcours de David (Mara) De Boudry.

Vladislav Rjeoutski y ajoute des informations sur Olympiade De Boudry: Elle aurait épousé un professeur de français, Pierre Jaqmond, dont elle aurait eu un fils. Elle sera inspectrice des classes à l’Institut des jeunes filles nobles Smolny en 1831, puis dirigera un institut de jeunes filles nobles à Orenbourg. Elle décède en 1858.

Que sait-on sur sa sœur, Marie?

SUISSE

GENEVE

Une question avec une réponse de Didier Maerki de Genève


Question: Un livre de J. A. Deluc, citoyen de Genève et intitulé Lettres physiques et morales sur l’histoire de la terre et de l’homme, adressées à la reine de Grande-Bretagne et publié à La Haye et Paris en 1779-1780 contiendrait un passage sur Marat au tome 5, partie II, p. 592.

Qui connaît ce passage? Pourrait-on en obtenir une copie?


Réponse: Nous avons reçu une réponse magnifiquement sourcée de la part de M. Didier Maerki de Genève que nous remercions beaucoup. Nous publions ci-après les documents qu’il nous a transmis, à savoir la première page de l’ouvrage de J.A Deluc ainsi que la page 592 où l’auteur, abordant la question du fluide igné, signale en note l’intérêt qu’il a trouvé, pour ses recherches, dans le livre de Marat Découvertes sur le Feu, l’Electricité & la Lumière. 





GENEVE

Une question sans réponse


Question: Elle concerne les études de David Mara quand il est encore à à Genève.

Son nom apparaîtrait trois fois dans le Livre de compte de la Bibliothèque.

A quel propos ? Peut-on obtenir une photocopie de ces mentions ?  1773 – 1775 - 1777

Référence: Arch. Ba 3 p. 87, 95, 102. David apparaîtrait aussi dans Acad. Ge 1 n° 1001. Même question.

GENEVE

Une question sans réponse


Question: Georges-Louis Lesage (1724-1803) a écrit à Marat au printemps 1781, en lui donnant des observations sur ses travaux, et Marat lui a répondu le 11 avril 1781. L’original se trouverait à la Bibliothèque publique et universitaire de Genève.

Qui pourrait vérifier et obtenir une copie des deux documents ?


GENEVE

Une question sans réponse


Question: Quelque chercheur suisse peut-il retrouver l’Acte de décès de la mère de Marat, Louise Cabrol, à Genève, le 26 avril 1782 et nous en transmettre une photocopie ou, tout au moins, le texte complet ?

GENEVE

Une question sans réponse


Question: Sait-on quels enfants Mara étaient présents au moment des décès de leurs parents à Genève (avril 1782 et  janvier 1783) ?

Peut-on trouver des traces de correspondance familiale pour les années 1783-1793 ?


SUISSE

NEUCHATEL ET PRINCIPAUTE DE NEUCHATEL


Un apport d’information précieux sur la formation générale de Marat


Grâce à l’attention de MM. Michel Schlup dr. h.c. rédacteur et Thierry Chatelain, dr. de la Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel, deux livres scientifiques ayant appartenu à Marat, portant son nom et l’indication d’un lien avec F.S. Ostervald, directeur à l’époque (1760) de la Société typographique, viennent d’intégrer la BPUN. Leur auteur: Menasseh Ben-Israel.






 



Une question avec une réponse incomplète


Question: La maison indiquée à Boudry comme étant celle où vécurent les Mara et où naquit Jean-Paul Marat ne serait pas exacte. Y aurait-il d’autres avis motivés confirmant cet extrait du Manuel de Justice de Boudry:


21 mars 1747

Sur la requête de Jean Mara, habitant de Boudry et dessinateur dans la fabrique d’indiennes des sieurs Clerc et Cie, exposant qu’il aurait eu le malheur de perdre, il y a quelques semaines, trois dessins depuis la maison qu’il occupe jusqu’au faubourg, et quoiqu’il ait eu la précaution de faire publier par le sauthier une récompense pour la personne qui les aurait trouvés, il supplie le Conseil d’ordonner à M.le Châtelain de Boudry de faire des enquêtes secrètes dans la vue de découvrir l’auteur de ce vol. - Délibéré, il est ordonné à M.Pury, Conseiller d’Etat et Châtelain de Boudry de faire des enquêtes secrètes, etc.

Il s’est passé que le Sieur Mara paiera un écu neuf (6fr. aux fourniers du haut), pour le fournage, ou qu’il sortira du lieu.


La maison où est apposée actuellement la plaque commémorative se trouve dans le faubourg, si l’on considère que le bourg s’arrêtait à la porte (fermée la nuit) qui se trouvait de l’autre côté du pont. Si on interprète ce texte avec cette réflexion, cela signifierait qu’en 1747, soit les Mara n’habitaient plus au même endroit, qu’ils auraient déménagé, soit qu’ils n’auraient pas habité du tout là où on le suppose.

Qu’en pensent nos lecteurs ?


Une autre question avec réponse incomplète


Question: La grande famille des Mara s’installe à Neuchâtel grâce au soutien de Milord Maréchal, George Keith, gouverneur, représentant du roi de Prusse dans la Principauté de 1754 à 1768 (A noter : les Mara quittent Neuchâtel en 1768).


Sur l’information donnée à Monsieur le maire de la Ville qui avait pris la peine d’en faire part à Monsieur le Maître-bourgeois en chef, que Milord Gouverneur, employant le Sieur Mara, verrait pour cet effet avec satisfaction, qu’il ne fût pas interrompu dans son travail. Le Conseil, sans en avoir été absolument requis, a bien voulu, nonobstant son arrêt du 25e février de cette année, permettre que ledt Mara reste dans cette Ville tout aussi longtemps que Milord notredit Seigneur Gouverneur le trouvera bon.

Archives de la Ville de Neuchâtel – Manuel du Conseil général, tome 21


Première partie de la question: Cette requête indique bien qu’il s’agit d’une intervention personnelle de George Keith, mais serait-il possible de savoir ce que stipulait cet arrêt du Conseil d’Etat du 25 février 1754?

La seconde partie de la question est de savoir en quoi pouvait consister l’emploi de Jean Mara au service du Gouverneur.


Une question avec réponse de M. Jean-Pierre Renk du Locle


Question: Marianne Mara, née le 2 mai 1742, a été reçue à la Ste Cène, à Noël 1758 ; Marie Mara, née le le 5 septembre 1746, y a été reçue à Noël de cette même année. Les deux cérémonies ont lieu à Bevaix, où habitait Catherine Molinier, leur grand-mère maternelle. Peut-on savoir si et quand les autres enfants Mara auraient été reçus à la Ste Cène, et en particulier Jean-Paul ? Logiquement, cette réception a dû avoir lieu avant son départ en 1759 ? Trace ?


Réponse: Monsieur Jean-Pierre Renk a consulté, sur les microfilms de la paroisse de Bevaix, la liste des catéchumènes reçus au milieu du XVIIIe siècle. Deux sœurs de Jean-Paul Mara (Marie-Anne et Marie) y figurent bien, par contre celui-ci n’y apparaît pas. Peut-être a-t-il effectué sa première communion dans un autre lieu. Monsieur Renk précise: «Les registres des paroisses de Neuchâtel et de Peseux-Serrières présentent des lacunes. Les Archives de l’Etat ne les possèdent pas. Au milieu du XVIIIe siècle, la tenue des registres paroissiaux semble ne pas avoir été toujours faite de manière consciencieuse, si l’on se réfère aux Actes de la Classe (la Compagnie des Pasteurs).»


Une question sans réponse


Question: George Keith et Jean-Jacques Rousseau se connaissaient très bien. Il existe une belle lettre de Rousseau concernant ce protecteur et dans ses Confessions, il en parle avec émotion et affection. Rousseau séjourne au Val-de-Travers entre 1762 et 1765, pendant la période où les Mara sont à Neuchâtel grâce au même George Keith.

Peut-on imaginer que Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) et Jean Mara (1704-1783) se soient rencontrés ? Y aurait-il l’une ou l’autre trace d’un contact ?


Indice: L’hypothèse a été formulée que Jean Mara aurait été précepteur des enfants adoptifs de George Keith, mais aucun document n’est venu confirmer cette intuition.

Indice 2: Le seul roman de Jean-Paul Marat Les Aventures du jeune comte Potowski a la Pologne comme décor et qui ignore l’intérêt que Rousseau portait à cette nation ?


Une question sans réponse complète


Question: La «bourgeoisie», acquise en 1765 par le père de Marat, Jean Mara, à Boudry est toujours contestée.

Sur ce site, dans la RUBRIQUE: Repères chronologiques, figure cette indication: Jean Mara ne serait pas repris sur une liste de naturalisation.

Comment obtenir l’extrait le concernant dans cette liste de naturalisation ?


Jean Mara, en tant que personne, a fait toutes les démarches requises pour obtenir ce titre de «bourgeois» : 3 passages pour obtenir le statut de «bourgeois non –jouissant», les 3 février, 3 mars et 21 avril 1765. Le 21 avril 1765, il a obtenu de la communauté de Boudry, pour le prix de 400 livres faibles payées comptant, ce titre de «bourgeois non-jouissant», c’est-à-dire «non communier», parce que résidant à Neuchâtel hors de la «brévardie communale».

S’il y a eu une erreur de la commune, cela ne le concerne pas. Elle n’a pas été reconnue et la commune ne lui a pas remboursé la somme payée!


Une question sans réponse


Question: Qui pourrait apporter des précisions sur la formation en horlogerie d’Albertine Mara, née en 1756 à Neuchâtel (fabricante d’aiguilles) et de Jean-Pierre Mara, né en 1760 (ébaucheur), ainsi que sur leurs éventuelles relations, à cette époque-là avec la famille Breguet ?